mercredi 27 janvier 2016

II- Les pratiques, les croyances, l'art, le reggae
A- Comparaison des croyances des deux religions
Christianisme : Dans la religion chrétienne, certaines règles sont à respecter, les plus connues et les plus importantes sont les 10 commandements. Les commandements sont une recommandation forte, insistante, de Dieu permettant aux hommes de construire une relation en les laissant libres de leurs actes. C'est un appel à l'amour et à la liberté qui structurent la relation aux personnes. Ce décalogue est le suivant :

  • Tu n'auras pas d'autre dieu que moi.
  • Tu ne te feras pas d'idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant de telles idoles et tu ne leur rendras pas de culte, car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu qui ne tolère aucun rival : je punis les fils pour la faute de leur père, jusqu'à la troisième, voire la quatrième génération de ceux qui me haïssent. Mais j'agis avec amour jusqu'à la millième génération envers ceux qui m'aiment et qui obéissent à mes commandements.
  • Tu n'utiliseras pas le nom de l'Éternel ton Dieu pour tromper (ou de manière abusive), car l'Éternel ne laisse pas impuni celui qui utilise son nom pour tromper.
  • Pense à observer le jour du repos (ou sabbat) et fais-en un jour consacré à l'Éternel. Tu travailleras six jours pour faire tout ce que tu as à faire. Mais le septième jour est le jour du repos consacré à l'Éternel, ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui réside chez toi ; car en six jours, l'Éternel a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s'y trouve, mais le septième jour, il s'est reposé. C'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du sabbat et en a fait un jour qui lui est consacré.
Cette première table de loi est relative à Dieu tandis que la deuxième est relative au comportement que les Hommes doivent tenir envers leur prochain.
  • Honore ton père et ta mère afin de jouir d'une longue vie dans le pays que l'Éternel ton Dieu te donne
  • Tu ne commettras pas de meurtre
  • Tu ne commettras pas d'adultère
  • Tu ne commettras pas de vol
  • Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain
  • Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, tu ne convoiteras ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui lui appartienne. Les chrétiens croient en Dieu et en la personne de Jésus-Christ et vénèrent autant l'un que l'autre.

Rastafarisme : Certains principes des croyances des rasta se basent sur des traditions anciennes telles que l'hindouisme ou les cultes africains. Jah est le Dieu rasta dans la Bible (ancien testament). Selon les langues et les époques, le nom de Jah est différent : Jéhova, Yavhé, Yahwéh, Jahovah, JahouYah... Ces modifications sont dues a
Dieu a fait écrire dans la Bible : « Je suis Jéhovah, c’est là mon nom. » (Isaïe 42:8, Crampon [1905]). C’est vrai qu’il porte également de nombreux titres, comme « Dieu Tout-Puissant», « Souverain Seigneur » et « Créateur ». Toutefois, il honore ses adorateurs en les invitant à l’appeler par son nom (Genèse 17:1 ; Actes 4:24 ; 1 Pierre 4:19).
Dans quantité de traductions de la Bible, le nom de Dieu figure en Exode 6:3 (ou dans une note sur ce verset) : « J’apparaissais à Abraham, à Isaac et à Jacob comme Dieu Tout-Puissant, mais en ce qui concerne mon nom de Jéhovah, je ne me suis pas fait connaître d’eux. »
En français, Jéhovah est une forme du nom divin utilisée depuis des siècles. Certains spécialistes préfèrent le rendre par Yahvé, mais Jéhovah est la forme traditionnelle. La première partie de la Bible a été écrite en hébreu, qui, contrairement au français, se lit de droite à gauche. Dans cette langue, le nom divin est composé de quatre consonnes : יהוה. Ces caractères, transcrits YHWH, forment le Tétragramme.
Les rastas croient les symboles éthiopiens : le lion, symbole de la tribu de Juda, de Haïlé Sélassié, les couleurs du drapeau, le vert, la végétation, le jaune, la richesse du continent et le rouge, l’église triomphante.

Nom divin de Jehova


Drapeau rasta
B- Les pratiques des deux religions
Christianisme : Les chrétiens ont beaucoup de pratiques religieuses : les messes (durant lesquelles ont lit les textes bibliques, on chante et on prie), l'eucharistie (qui est la communion avec Dieu car on mange l'hostie) et les sacrements (qui comportent dans l'ordre chronologique le baptême, la petite communion, la confirmation, la profession de foi, le mariage).
Rastafarisme : Chez les rastas comme chez les chrétiens, des règles de vie (ou pratiques religieuses) sont à respecter. Ces « ordres » relatifs à la culture rastafaris se répartissent sur plusieurs secteurs. Pour commencer, nous verrons les pratiques des rasta du côté de l'alimentation.
La plupart des rasta sont végétariens et ne mangent pas de fruits de mer. La nourriture en conserve, les chewing-gums, les additifs chimiques (ex : dans le ketchup ou le coca), le raisin, le sel et les condiments sont aussi bannis du régime alimentaire du rasta qui se respecte. Ce dernier préférera aussi la nourriture « I-Tal » soit tout ce qui est grains, fruits, racines et légumes. Il ne boira pas d'alcool non plus car la fermentation du fruit est considérée comme impure, le pire étant le rhum car il provoquerait la folie de celui qui en boit. Il faut garder un esprit sain dans un corps sain. Le corps est un temple qui doit rester pur, ne pas être souillé. L'alimentation rasta à été influencée par plusieurs religions et/ou la façon de vivre. Les femmes, en périodes de menstruation, sont considéré comme impur et ne doivent pas s'approcher des cuisines. Une journée type dans l'assiette d'un rasta : le petit déjeuné se compose d'une boisson chaude accompagnée de pain de campagne avec du beurre ou de la confiture, des fruits de l'arbre, d'ignames ou de boulettes frites avec de la morue salée, du hareng ou du maquereau. Au déjeuner, on mange du poisson avec des légumes, du riz et des pois avec cette fois une boisson fraîche, le ting est une boisson gazeuse au pamplemousse. Au souper, on sert des boulettes ou des patates douces bouillies, des ignames ou du riz, des légumes accompagnés de poisson. Les fruits sont consommés en dessert ou entre les repas. Chaque aliment est cuit individuellement dans du lait de coco.
Ensuite, nous pouvons parler de leurs cheveux et de leurs barbes. Depuis le début les rastas portent les cheveux long et la barbe longue, dans la bible il est dit qu'il ne faut pas couper ses cheveux. Depuis 1940 ils ont commencé à porter des dreadlocks, cela signifie « mèches effrayantes », et cela peut rappeler les têtes de Gorgones de la mythologie grecque, dont la chevelure est composé de serpents, l’aspect est donc assez effrayants. Ils ont plusieurs significations.  Une tête Dreadlockée cherche à se ressembler à celle du lion, le symbole de l’Éthiopie.  La fierté, le calme et la ténacité de ce denier. Les dreadlocks ont une signification aussi plus politique, le refus d'appartenir à une société qui les opprime, les dreads sont sales, les rastas refusent les conventions sociale qu'on leur imposent, qui preconisent les cheveux courts, propres et lissés. Ils refusent les normes décritent par Babylone. Cela exprime une rupture définitive avec les codes occidentaux. Et enfin, ils peuvent faire penser aux racines d'un arbre. Certains hindous et des guerriers de l'est africain s'en faisaient aussi, un journal jamaïcain avaient même qualifié les premiers rastas d' « Ethiopian Warrior ». les dreads sont parfois appelé « natty dreadlocks », « natty » en anglais est un dérivé de « knotty » qui se traduit par « noueux » en français. Dans certaines communautés rasta (Bobos Ashantis par exemple), le port du turban est obligatoire, il a la même valeur que la kippa chez les juifs. Les dreads peuvent aussi, sans obligation, être relevé sous des gros berets de laine appelés tams.

En terme de vêtements, les rastas peuvent tout se permettre, discrétion ou exubérance, tant qu'ils n'arborent pas l'uniforme social. Les femmes sont souvent en robes longues et turbans. Les membres du groupe Sinsemilia ont dit : « La tenue de rigueur, c'etait : lacet vert-jaune-rouge, pull-over vert-jaune-rouge. ». Certains adeptes portent sur eux les portraits de Haïlé Sélassié ou de Marcus Garvey, et Bob Marley de plus en plus également. Ce qui semble spécifiquement identifier le rasta, c'est la décontraction...

La musique chez les rastas à la même valeur que chez les chretiens, elle rend gloire à dieu grâce aux voix et instruments. Au Xxème siècle, la musique jamaïcaine est la plus influente. Les sujets de leurs chansons sont toujours les mêmes : Jah, Zion, Sélassié, Babylone, l'amour et l'herbe.
Herbe, Wisdom Weed, Kaya, Kali, Sensie, Holyherb, The Grass, Jerusalembread, Sinsemilla, Collie, Lamsbread, Ishence, Kaliweed... autant de mots pour désigner la ganja. Au départ, elle était utilisé sous la forme du chanvre comme tissue, nous avons retrouvé plusieurs trace de cette utilisation datant du quatrième millénaire avant notre ère au Turkestan, une zone qui correspond aujourd'hui à l'Asie centrale et au nord ouest de la Chine. Pour les rastas, la ganja est utilisé dans la pratique religieuse pour libérer l'esprit et l’élever vers dieu. Son usage est d’ailleurs justifié par les textes bibliques. Les rastas méditent et lisent la bible après avoir fumé. Ils disent que c'est pour avoir le recul nécessaire. « Quand tu fumes de l'herbe, elle te révèle à toi-même. Tout ce que tu fais de mal, l'herbe te le révèle, t'en rend conscient. Elle te fait voir clairement au fond de toi-même, parce que l'herbe fait méditer. C'est une chose naturelle, ça pousse comme les arbres. » (Bob Marley) Le reggae et le rastafari se sont rapproché l'un de l'autre, comme la ganja, le reggae et la ganja sont les armes rastafari. Dans le reggae on retrouve de thème de la ganja assez souvent. Dans son album « Kaya », le nom rasta pour Marijuana, Bob Marley chante sous l'emprise de la drogue et il parle de son état, dans sa chanson « Easy Skanking », les paroles sont clairs : « Excuse-moi pendant que j'allume mon joint... Bon dieu, je pars en ascension... De la réalité, je ne peux que dériver » ou dans la chanson « Kaya » : « Je me sens si haut, j'ai même touché le ciel. ». Bob Marley, dans son interview au journal Rock & Folk, il décrit le bonheur de fumer : « Ganja est un oiseau. L'herbe est le baume de la nation. Et vous savez pourquoi on combat l'usage de l'herbe dans la plupart des pays ? Parce que lorsqu'on fume l'herbe on se rassemble, on voit les mêmes choses , on pense de la même manière. Quand vous fumez, vous n'avez plus peur, et c'est pour cela que l'on vous met en prison, pour que chacun parte dans une direction différente et qu'ainsi on puisse lui dire ce qu'il doit faire. […] Entretenir la confusion. « Herb is the healing of the nation », c'est écrit dans la Bible. L'herbe est un produit du sol. Les gens pas la guerre quand ils fument. Ils voient si clairement le système, sa monstruosité. […] Les gens qui ont le contrôle ne veulent pas de cela. C'est dieu qui a créé l'herbe, et tout le monde a le droit d'être « high ». »
La marijuana est utilisé comme arme contre l’aliénation de Babylone. Peter Tosh dans sa chanson « Legalize it », vante les vertus curatives de l'herbe, elle serait bonne contre les glaucomes, l'asthme et la tuberculose. Les rastas dénoncent la répression policière, qui est de plus en plus sévère. En Jamaïque, la législation est tout de même moins sévère qu'en France, et s'est assouplie depuis l’indépendance en 1962, malgré tout elle reste interdite. La vente en petite quantité n'est passible que d'une amende, et depuis 2015, la possession de cannabis est dépénalisé (non condamnable).
Un plat jamaïcain

Un jamaïcain avec des Dreadlocks

Une feuille de cannabis

C- Histoire de la musique des deux religions
L'art dans la religion chrétienne est très diverse. Mais nous ne verrons que la musique.
Une grande majorité des musiques chrétiennes ont vu le jour au sein des communautés chrétiennes, dans le but de louer Dieu. La musique des chrétiens comprend les chants hébreux pour rendre gloire à Dieu (que l'on retrouve dans les messes). On distingue le chant chrétien traditionnel, le negro spiritual, le gospel. Beaucoup de prophètes de l'Ancien Testament étaient chanteurs et annonçaient la parole de Dieu grâce à des chants. La musique leur permet de s'élever auprès de Dieu, de créer une relation entre le fidèle et sa divinité. La musique chrétienne à inspiré la musique classique.
La musique classique baroque fait alors son apparition aux alentours des années 1580. Bien que le style baroque soit reconnu comme un style austère, il s’agit d’une période qui a connu une très forte créativité. C’est également au cours de cette période que fut inventé l’opéra à Florence par le compositeur Monteverdi. Les compositions deviennent plus étoffées et sortent du domaine religieux.

Au Moyen-Age, une des formes de musique sacrée était les chants Grégoriens, il s'agissait d'une musique exécuté par les moines dans les couvents. Elle rendait gloire à dieu.
A partir du 16eme siècle, avec la reforme et le développement du culte protestant, la musique était destiné aux cultes, chanté par les chrétiens avec seul instrument, une orgue, dans les églises. Cette musique raconte une histoire, celle de la religion, de dieu et des saints. On peut donner comme exemple La passion de St Jean de J.S. Bach.
Il y a toujours eu de la musique populaire, sous forme de balade et chanson d'amour chanté par des chanteurs
Chorale de gospel
Groupe de reggae sur scène
itinérants, et sous forme de musiques de danse qui animait les mariages et les fêtes. La musique sacrée, de son coté, continuait de se développer. Après l'aire baroque, les compositeurs classiques, romantiques et du 20eme siècle continuaient de composer de la musique sacrée comme des messes et des cantates, par exemple, un compositeur du 20eme siècle, O. Messian.
Au 19eme siècle, ce fut l'apparition du gospel aux États-Unis. Les esclaves noirs étaient christianisé, baptisé, ils avaient leurs propres églises, suite à leur arrivée sur le territoire. Le gospel était une musique destinée au culte des noirs américains. C'est un mélange de deux musiques extrêmement différentes, entre les chants européens sacrés et les chants d'Afrique noir, qui se faisait dans les champs de coton pour se donner du courage, elle était très rythmé et s’accordait avec les gestes de travail. Entre paroles chrétiennes et rythme et musique africaine, cela donna naissance au gospel .
Puis, les chanteurs de gospel ont commencé à prendre les instruments européens, le piano, la trompette, le trombone, la clarinette... c'était le blues et le jazz. Ils sont nés en Nouvelle-Orléans, au sud des États-Unis. Ils se sont étendus ensuite au cours du 20eme siècle dans tout le pays et ont contribués à la naissance du rythm and blues, de la soul et du rock à partir des années 50.
A cette époque, la musique noir nord américaine est arrivé jusqu'aux Antilles, où elle fut mélangé avec la musique jamaïcaine. Cela donna naissance au ska, puis au rock steady à la fin des années 50, en Jamaïque.
Le ska, fureur en jamaïcain,est caractérisé par un tempo rapide et une utilisation systématique de la guitare rythmique en contretemps. C'est le symbole de l'indépendance jamaïcaine obtenue en 1962. le rocksteady est caractérisé par un tempo plus marqué, un rythme plus lent et un usage de la basse déterminant. Il est illustré notamment par Bob Marley and the Wailers, dans les années 70.
Le terme « reggae » est utilisé la première fois dans une chanson de Toots, leader du groupe The Maytals, « do the reggae » écrite en 1968. Pour lui, le terme viendrait de l'anglais « regular people » (gens du peuple) ou de « raggedy » (déguenillé)

Vers la fin des années 70, le reggae trouve sa forme définitive, découlant du ska et du rocksteady. Il est plus lent mais gagne en souplesse et en vigueur, il a un rythme saccadé, grâce à une batterie syncopée, c'est un effet de rupture dans le rythme, accorde toujours une importance à la basse, joue avec les silence et met l'accent, grâce à la cymbale, sur le quatrième temps de la mesure. La pulsion rythmique est difficilement définissable mais facilement reconnaissable.
III- Le rastafarisme aujourd'hui
A- Bob Marley qui contribue à perpétuer le mythe :
Bob Marley, de son vrai nom Robert Nesta Marley, est né le 6 février 1945 à Rhoden Hall près de Nine Miles dans la paroisse de Saint Ann en Jamaïque. Le père de Bob Marley se nommait Norval Marley et était un jamaïcain blanc d’origine anglaise de 50 ans qui prétendait travailler dans la Royal Navy mais qui était en réalité un contre-maître dans les plantations. Robert a peu connu son père qui était souvent en voyage mais qui apportait son soutien financier à Cedella et son fils. Durant son adolescence, il vit à Trenchtown, un quartier pauvre de Kingston en Jamaïque, il enregistrera son premier album, de style ska, avec Peter Tosh et Bunny Wailer en 1962, il n'aura aucun succès. Après cet echec, ils vont tous les trois former leur groupe qui sera The Wailer. Ils obtiennent un contrat de 5 ans en 1964 avec la maison Coxsone, un producteur jamaïcain, qu'il quittera plus tard. En février de la même année, ils rencontrent un énorme succès avec leur album Simmer Down. Certaines chansons de Bob Marley ont été inspirées par une chanteuse du groupe les Soulettes, Rita Anderson. Il l’épouse le 10 février 1966, avant de rejoindre les USA pour gagner des fonds et monter sa propre maison de disques. Rita jouera un rôle essentiel dans sa carrière. Leur premier fils, Ziggy, naît en 1968. En 1966, Bob rencontre Haïlé Sélassié, roi d’Éthiopie, lors de sa visite officielle. C'est là qu'il découvrira le mouvement rastafari, il adopta alors leur philosophie. En 1974, il sort son troisième album, Natty Dread, Bob Marley réalise, seul cette fois, un chef d’œuvre. Il y ajoute une influence blues et un ton militant. Dans cette album, il y a sa première chanson au succès international, No Woman No Cry, mais c'est la version live qui aura le plus grand succès. La chanson sera reprise de nombreuse fois par des grands noms de la chanson. En 1976, Bob Marley échappe de peu à la mort, une fusillade éclate juste avant son concert en plein air Smile Jamaica, il s'en sortira malgré tout vivant. Rita, sa femme, fut gravement blessé mais s'en remettra aussi. Le succès ne lui apportera pas que des amis. Bob Marley est malade depuis plusieurs années, il a un cancer. En 1980, ses problèmes de santé le rattrapent avec cinq nouvelles tumeurs : son cancer s’est généralisé. Il garde le secret et poursuit sa tournée mais il souffre beaucoup. Après un malaise, il sera transporté à l’hôpital. Ses jours sont comptés, mais il décidera de poursuivre la tournée. Pour son dernier concert, il se produit à Pittsburg en 1980, sa dernière chanson sera Redemption Song. Il décède le 11 mai 1981 à Miami aux États-Unis, il a alors 36 ans. La Jamaïque lui apporte les honneurs, lui offre des funérailles nationales et même l'Ordre du mérite. Artiste exceptionnel et visionnaire, son message de paix et de partage perdure encore aujourd'hui.
On le considère aujourd'hui comme l'un des plus grand musicien de sa génération et de son style, le reggae.

Et bien après sa mort, il demeure l’un des musiciens les plus connus, notamment pour avoir ouvert la porte du reggae à la planète entière et fait découvrir le mouvement rastafari. Quand on parle de reggae ou de rastafarisme on se réfère immédiatement à Bob Marley. C'est la seule et sûrement la dernière véritable superstars qui vient d'un pays pauvre. Il a vendu près de trente millions de disque. Bob Marley est si connu parce qu'il a su touché tout les publics et pas seulement les rastas de Jamaïque, transcender les genres et son ampleur dépasse largement celle d'un chanteur populaire. Grâce à lui, le monde a découvert et s'est intéressé au reggae et au rastafarisme. Il lutte pour la liberté de son peuple et il lutte de façon pacifiste et spirituelle, il a su toucher les gens d'une autre manière que la violence souvent utilisé dans ces cas la. C'est une légende. Les gens croit en lui et se voit en lui car il vient d'un milieu extrêmement pauvre, d'un bidonville, il redonne espoir à tous ceux qui sont aujourd'hui dans sa situation. C'est un héros et un modèle et le plus grand symbole de la liberté. Ce n'est donc plus seulement un grand personnage de la musique mais aussi de la politique, de la religion... l'entourage de bob marley a lui aussi put faire perdurer la légende. Rita Marley, par exemple a écrit une biographie de son mari : « Ma vie avec Bob Marley », c'est un ouvrage qui nous plonge dans ses début son quotidien, tout les petits détails de sa vie, qui a permit à un public assez large de s’intéresser à ce chanteur ou à cette culture. Ses enfants, qui sont aujourd'hui dans la musique comme lui, permettent aussi de le faire connaître à la planete des plus jeunes, Ziggy, Damian, Stephen, Rohan, Julian, Ki-Many, tous portent le nom de Marley. Al Anderson, un ex-Wailers, a dit : « Il avait une vision très large du futur. Il savait où il allait, d'où il venait, ce qu'il voulait. Très peu de gens ont atteint ce niveau là. […] Notre succès vient de la combinaison de pleins d'éléments négatifs. ». Le groupe The Wailers est d'ailleurs toujours actif. 
B- Le rastafarisme selon les personnes non pratiquantes, les clichés
Pour les personnes non-pratiquantes, le rastafarisme n'est pas considéré comme une religion mais plutôt comme un mode de vie, une culture. On pense directement au reggae, à l'herbe et à Bob Marley. Pourtant cette religion est bien plus profonde que ces clichés. Un des clichés les plus « important » de la Jamaïque est celui de la consommation de ganja. La plupart des personnes pensent que sa consommation est légale en Jamaïque et que tout le monde en fume. Ce n'est pourtant pas le cas, même si les sanctions sont moins sévère qu'en Europe. 
On peut aussi penser que tous les jamaïcains sont des rastas, mais seulement 10% de la population jamaïcaine se revendiquent rastas. On peut faire l’amalgame à cause du style des rastas que bon nombre de jamaïcain adopte et notamment les dreadlocks. 
L'image que l'on a du rastafarisme est souvent rapporté par des pubs européennes qui nous les décrive comme paresseux. Sur un forum de discussion sur les rastas, j'ai relevé un commentaire : « C'est un type qui se lave pas les cheveux, écoute du reggae, qui enchaîne les joints et qui rejette la société de consommation (exception faite pour la drogue). ».
C-Notre opinion : 
Annaëlle :
Personnellement, je ne considère pas le rastafarisme comme une religion dans le sens ou je ne la pratique pas moi même. Je vois cela plutôt comme un mouvement culturel qui aurait été beaucoup développé et apprécié à une certaine époque et qui aujourd'hui revient auprès des jeunes car la mode est au rétro. Les jeunes en deviennent adeptes surtout pour se donner un genre à mon avis. Après, je fais aussi partie de ces jeunes et j'ai beau critiquer, je comprends et je ne fais que donner mon point de vue.
Cependant je respecte totalement les personnes qui y sont entièrement dévouées. Je trouve ça beau de voir des gens créer la paix et une religion autour d'une idéologie commune.
Ne pas être rasta ne m'empêche pas d'écouter du reggae et d'apprécier Bob Marley. Je suis aussi d'accord avec la façon de penser des rasta (notamment le fait d'être contre la violence) même si je ne le respecte pas toujours. Ce qui me touche beaucoup dans les idées des rasta est l'idée de la liberté des noirs (qui n'est plus au goût du jour), l'égalité entre les noirs et les blancs (et ça malheureusement c'est toujours d'actualité!) et le respect mutuel car c'est essentiel, surtout aujourd'hui et à notre âge.
Ilona :

Pour moi, le rastafarisme est une religion à part entière comme l'est le christianisme. J'ai connu cette religion grâce à Bob Marley notamment et d'autres groupes de reggae comme Dub Inc ou encore les fils de Bob Marley : Ky-Mani, par exemple. Cette musique me plait beaucoup. Je considère le rastafarisme comme une religion et je trouve que leur cause est très noble, mais cependant je trouve que leur combat n'est plus d'actualité. Ils se sont battu pour la liberté des noirs et aujourd'hui ils sont en grande majorité libres, et ils se sont battu pour l'égalité blancs/noirs, et pour ça leur combat n'est pas terminé. Je suis d'accord avec leurs idées d'égalités et je me sens beaucoup concernée. Après, je suis aussi d'accord avec Annaëlle qui trouve que les jeunes qui en deviennent adeptes se donnent un genre. Ces personnes là ne considèrent pas le rastafarisme comme une religion mais comme un phénomène de mode, comme les personnes qui mettent des croix chrétiennes parce que c'est “stylé”. Parfois, j'aimerais beaucoup devenir adepte parce que j'aime l'idée de se rassembler pour la paix autour d'une même idéologie et surtout en tant que religion. Leur style de vie très “safe” me plait aussi, ils sont purs dans leurs façon de penser et de manger. J'aime aussi leur façon de s'habiller cool et leurs dreads (que j'aimerais beaucoup avoir plus tard). Je trouve l'idée de se rapprocher de Jah en fumant de l'herbe intelligente. Et aujourd'hui, malheureusement, elle est fumée par trop de jeunes juste pour s'amuser et sans réfléchir à l'idée qu'il y a derrière.
Conclusion
En conclusion, nous pouvons affirmer que le rastafarisme est une religion au même titre que le christianisme pour ceux qui la pratique, et seulement un mouvement culturel pour les autres. Nous avons appris que la religion rasta et la religion chrétienne ont des racines communes. Ensuite, nous avons comparé les pratiques du rastafarisme à celle du christianisme, elles ne se ressemblent pas en tout points mais ont quelques points communs. Aujourd'hui, la culture rasta est perpétuée par le mythe de Bob Marley car il est l'emblème du reggae et il le restera à jamais. Le rastafarisme est souvent soumit à plusieurs clichés publics, notamment le cannabis et les couleurs rouge, jaune et vert.



Si le mouvement rasta s'est “éteint” , on peut considérer que c'est en partie dût à la libération des noirs car c'était l'objectif de base de la culture rastafarie. Le reggae était en vogue dans les années 60 grâce à Bob Marley mais lorsque ce dernier est décédé (en 1981), le reggae s'est peu à peu éloigné du courant musical de l'époque, pour être en partie remplacé par d'autres genres musicaux (la disco, le HipHop ou le RnB) pour disparaître du top musical des années 90 au bout de 10 ans.
On peut comparer le phénomène rasta/reggae à celui des Hippies qui à beaucoup plût dans les années 1960 aux Etats-Unis.


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